Dans une ligue débordante de talent d’élite, les rôles peuvent évoluer au sein des équipes de la LPHF et n’importe quelle joueuse peut briller à tout moment. Aux Jeux olympiques d’hiver Milano Cortina 2026, plusieurs joueuses européennes de la LPHF ont assumé des responsabilités élargies avec leurs équipes nationales et ont livré des performances marquantes sur la plus grande scène du hockey.
Des buteuses qui ont fait grimper les feuilles de pointage internationales aux défenseures et gardiennes qui ont porté les espoirs de leur pays, ces athlètes ont démontré la polyvalence, le leadership et le talent de calibre mondial qui sont devenus synonymes de la LPHF. Leurs performances olympiques n’étaient pas une surprise, mais plutôt un rappel de la profondeur exceptionnelle du bassin de talent de la ligue. Bien sûr, les partisans connaissent déjà la meilleure buteuse de la LPHF, Kristýna Kaltounková de la Tchéquie et des Sirens de New York, et Alina Müller du Fleet de Boston et de l’équipe de Suisse a reçu toute l’attention méritée pour ses prouesses offensives. Cet article met plutôt en lumière certaines autres étoiles des Jeux…
Laura Kluge (Allemagne, Fleet de Boston)
L’impact d’une joueuse comme Kluge (photo ci-dessus) ne se reflète pas toujours sur la feuille de pointage, même si elle se démarque cette saison au sein du Fleet de Boston, qui occupe le premier rang. Souvent utilisée dans un rôle de profondeur, elle se voit confier des minutes importantes et des missions de marquage au sein d’une formation rempli de talent offensif de premier plan. Mais à Milano Cortina, Kluge a été une révélation.
Kluge a terminé le tournoi olympique avec sept points (3B, 4A) en cinq matchs, menant toutes les patineuses après la ronde préliminaire et terminant parmi les cinq meilleures pointeuses à la conclusion du tournoi. Elle s’est ainsi imposée comme l’une des joueuses européennes les plus productives des Jeux. Sa moyenne de points par match (1,4) figurait parmi les plus élevées de toutes les olympiennes, alors qu’elle est devenue l’arme offensive de prédilection de l’Allemagne.
Kluge est maintenant prête à pousser le Fleet vers la toute première Coupe Walter de l’histoire de l’équipe.
Sara Hjalmarsson (Suède, Sceptres de Toronto)
Avant les Jeux olympiques, durant la portion préolympique de la saison 2025-2026 de la LPHF, Hjalmarsson occupait un rôle stable de profondeur avec les Sceptres de Toronto, offrant des minutes fiables au sein d’une formation riche en talent offensif.
Avec la Suède aux Jeux olympiques, Hjalmarsson est devenue un moteur offensif, récoltant cinq points (2B, 3A) en sept matchs pour son pays. Cette production la place parmi les pointeuses les plus prolifiques du tournoi et met en évidence sa capacité à réaliser des jeux déterminants sur la scène internationale. Son effort a contribué à propulser la Suède vers le match pour la médaille de bronze après être sortie du groupe B, une étape importante pour un programme qui continue de progresser vers l’élite mondiale.
Ce n’est peut-être pas une coïncidence si, lors du premier match des Sceptres après la pause olympique, « Hammer » a inscrit le tout premier but de sa carrière dans la LPHF… avant d’en marquer un deuxième lors du match suivant.
Natálie Mlýnková (Tchéquie, Victoire de Montréal)
Mlýnková avait déjà montré quelques éclairs de brillance avec la Victoire avant les Jeux olympiques, récoltant six points (4B, 2A) en 15 matchs. À Milano Cortina 2026, cependant, l’attaquante recrue a explosé offensivement. Elle a terminé le tournoi avec quatre points (3B, 1A) en cinq matchs, devenant la première Tchèque à marquer trois buts dans un même tournoi olympique. Ses quatre points la placent parmi les meilleures pointeuses européennes du tournoi, et ses quatre buts en carrière aux Jeux olympiques représentent un record pour la Tchéquie.
Les performances historiques de Mlýnková pour la Tchéquie, un pays qui en est seulement à sa deuxième participation olympique et qui continue de bâtir son identité dans le hockey féminin d’élite, mettent en lumière son talent et laissent présager une excellente deuxième moitié de saison avec l’une des meilleures équipes de la ligue.
Sandra Abstreiter (Allemagne, Victoire de Montréal)
La saison d’Abstreiter à Montréal avant les Jeux olympiques a été limitée; rien d’étonnant considérant qu’elle agit comme gardienne auxiliaire derrière la gardienne de l’année en titre de la LPHF, Ann-Renée Desbiens.
À Milano Cortina, toutefois, Abstreiter était la gardienne numéro un incontestée de l’Allemagne. Elle a disputé les cinq matchs olympiques de son pays, faisant face à 140 tirs et affichant un pourcentage d’arrêts de ,907.
Les Jeux ont exigé endurance et sang-froid, et Abstreiter a répondu à l’appel, assumant pleinement un rôle de gardienne partante sur la scène internationale. Elle a également poursuivi sur cette lancée à son retour en Amérique du Nord, obtenant son troisième départ de la saison dans la LPHF le 3 mars à Toronto et signant la victoire dans un gain de 4-3 en tirs de barrage.
Kristin Della Rovere (Italie, Sceptres de Toronto)
Pour l’Italie, qui évoluait à domicile à Milano Cortina, Della Rovere faisait partie d’un noyau de joueuses chargé de faire progresser le programme sur la plus grande scène de son histoire.
Della Rovere a connu un tournoi remarquable à Milan, menant l’Italie avec quatre points (2B, 2A) en cinq matchs, une contribution clé pour aider son équipe à atteindre les quarts de finale après être sortie du groupe B. L’attaquante de réserve de 5 pi 9 po des Sceptres de Toronto a été utilisée dans toutes les situations et s’est imposée comme l’un des visages du tournoi italien, attirant l’attention autant pour sa production offensive que pour son calme dans les moments de grande pression.
Après sa performance olympique, on peut affirmer sans trop se tromper que Della Rovere aura bientôt un impact sur la glace de la LPHF.
Nina Jobst-Smith (Allemagne, Goldeneyes de Vancouver)
La saison 2025-2026 de Jobst-Smith avec les Goldeneyes de Vancouver a été marquée en partie par les circonstances. Une blessure subie tôt dans la saison a retardé son entrée en jeu et, depuis, elle travaille à retrouver sa place dans la formation et son rythme de jeu.
Aux Jeux olympiques, une Jobst-Smith en santé a occupé un rôle beaucoup plus important pour l’Allemagne. Elle a inscrit trois points (2B, 1A) en cinq matchs à Milano Cortina, une production remarquable pour une défenseure dont le rôle dans la LPHF n’est pas axé sur l’attaque.
Plus particulièrement, elle a offert l’un des moments marquants du tournoi pour l’Allemagne : le but gagnant en prolongation dans un gain de 2-1 contre la France, un but crucial qui a permis à son équipe d’obtenir un résultat déterminant et qui a démontré sa capacité à briller dans les moments importants. Jobst-Smith a également marqué l’histoire à Milano Cortina 2026 en devenant la première défenseure allemande à inscrire deux buts dans un même tournoi olympique chez les femmes, un signe prometteur pour la recrue de la LPHF.
Qu’il s’agisse de l’explosion offensive de Kluge, de la série historique de buts de Mlýnková, du leadership offensif de Della Rovere ou encore de défenseures comme Jobst-Smith qui ont trouvé le fond du filet, ces athlètes ont su profiter des responsabilités accrues offertes par leurs équipes nationales.
Le contexte de la compétition internationale, différentes combinaisons de trios, plus de liberté offensive et une plus grande confiance envers les joueuses européennes expérimentées, peut libérer une nouvelle confiance et des performances qui ne sont pas toujours visibles dans le rythme hebdomadaire de la LPHF. À mesure que la Ligue continue de croître, cette dynamique ne fera que s’accentuer, contribuant à élever encore davantage le hockey féminin mondial et à mettre en lumière les joueuses qui brillent le plus lorsque l’occasion se présente.