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Les 10 joueuses de la LPHF à surveiller au retour des Jeux olympiques

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par Ben Osborne

Avec 61 joueuses de la LPHF participant aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, il n’est pas surprenant que plusieurs d’entre elles aient joué un rôle clé tout au long du tournoi, jusqu’aux buts gagnants des matchs pour la médaille de bronze (Alina Müller) et d’or (Megan Keller). Alors que la saison de la LPHF reprend le 26 février, voici une liste de 10 joueuses qui ont connu d’excellentes performances à Milano Cortina et qui vaudront la peine d’être surveillées de près de retour sur la glace à domicile.

Hannah Bilka (États-Unis, Torrent de Seattle)

Bilka s’est illustrée à Milan comme l’une des attaquantes les plus productives de l’équipe américaine, terminant le tournoi avec sept points (4B, 3A) en sept matchs tout en alimentant efficacement le jeu de transition de l’équipe médaillée d’or. Sa vitesse a été remarquable tout au long du tournoi et elle semble prête à aider Seattle à grimper au classement.

Ann‑Renée Desbiens (Canada, Victoire de Montréal)

Lauréate du titre de Gardienne de l’année de la LPHF en 2025, Desbiens a été au cœur du parcours du Canada vers l’argent, livrant un solide tournoi marqué notamment par un blanchissage contre la Finlande et plusieurs performances stables durant le parcours serré de l’équipe dans la ronde éliminatoire. Elle a ainsi conclu ses troisièmes Jeux olympiques avec un record canadien et à égalité au deuxième rang de tous les temps pour les victoires d’une gardienne avec neuf. Le calme de la gardienne de la Victoire sous pression était évident lors de la défaite de 2-1 en prolongation contre les États-Unis dans le match pour la médaille d’or, renforçant son statut comme l’une des gardiennes les plus fiables au monde dans les grands moments.

Aerin Frankel (États-Unis, Fleet de Boston)

Frankel a livré ce qui est sans doute la performance la plus dominante jamais réalisée par une gardienne aux Jeux olympiques, menant les États-Unis à l’or tout en établissant un record olympique dès sa première participation avec trois blanchissages, une moyenne de buts alloués record de 0,39 et un pourcentage d’arrêts de 0,980. Elle a aussi égalé Desbiens (2022) pour le plus grand nombre de victoires lors d’un même tournoi olympique avec cinq. Elle a scellé le parcours vers l’or des Américaines en arrêtant 30 des 31 tirs dans le match pour la médaille d’or et retourne à Boston – où elle connaissait déjà une saison incroyable – dans une forme qui semble impossible à arrêter.

Megan Keller (États-Unis, Fleet de Boston)

Défenseure d’élite tout au long de sa carrière dans la LPHF, Keller a couronné un brillant tournoi olympique – et est devenue un nom connu à travers les États-Unis – en marquant le but en or en prolongation pour offrir la victoire à l’équipe américaine contre le Canada. Elle a terminé ses troisièmes Jeux olympiques à égalité au sommet du tournoi avec neuf points, un total qui est à égalité pour le deuxième plus élevé par une défenseure lors d’un même tournoi olympique et qui illustre l’impact complet qu’elle exerce sur la glace, un apport qui contribue largement à l’efficacité du Fleet, actuellement au premier rang cette saison.

Laura Kluge (Allemagne, Fleet de Boston)

Grande ailière gauche disputant sa première saison à Boston, Kluge a été une immense lueur d’espoir pour l’Allemagne, apportant une contribution offensive constante et beaucoup de rythme face à des adversaires de premier plan. Ses sept points en cinq matchs (4 buts, 3 passes), un sommet pour son équipe et un record allemand, illustrent la manière dont elle pourrait contribuer au Fleet à son retour dans la LPHF, forte de cette nouvelle expérience internationale.

Hilary Knight (États-Unis, Torrent de Seattle)

Ce serait mentir de dire que la capitaine de l’équipe américaine et du Torrent n’est pas déjà une joueuse à surveiller. À ses cinquièmes et derniers Jeux olympiques d’hiver, Knight a une fois de plus brillé sous les projecteurs en marquant le but égalisateur avec 2:04 à jouer en temps réglementaire lors de la finale pour la médaille d’or, un exploit qui a confirmé son statut de meneuse de tous les temps des États-Unis aux Jeux olympiques pour les buts (15) et les points (33). Son leadership et sa capacité à livrer dans les moments cruciaux continuent de faire d’elle l’une des joueuses les plus influentes du hockey féminin, et le Torrent devrait profiter immédiatement de son retour en pleine forme de championnat.

Alina Müller (Suisse, Fleet de Boston)

Müller a offert le plus grand moment de la Suisse lors de ces Jeux en marquant le but gagnant en prolongation pour la médaille de bronze, devenant ainsi la seule joueuse de l’histoire du hockey féminin olympique à inscrire deux buts gagnants pour la médaille de bronze. Capitaine adjointe de la Suisse et du Fleet, elle retourne à Boston après avoir conclu ses quatrièmes Jeux olympiques d’hiver au quatrième rang de tous les temps pour les buts (16), au septième rang pour les points (29) et à égalité au septième rang pour le nombre de matchs disputés (26).

Kristin O’Neill (Canada, Sirens de New York)

O’Neill a été l’une des menaces bidirectionnelles les plus dynamiques du Canada, récoltant cinq points (3B, 2A) en sept matchs et inscrivant un superbe but en désavantage numérique lors du match pour la médaille d’or qui a donné les devants 1-0 au Canada. Sa vitesse, sa fiabilité aux mises au jeu et son échec avant agressif l’ont rendue indispensable durant le parcours vers l’argent, et elle revient à New York comme une attaquante d’impact prête à aider les Sirens à se qualifier pour les séries éliminatoires.

Marie‑Philip Poulin (Canada, Victoire de Montréal)

Considérée par beaucoup comme la meilleure joueuse de l’histoire du sport, Poulin a ajouté un autre chapitre légendaire à sa carrière en devenant la meilleure buteuse de tous les temps (20) du hockey féminin olympique grâce à sa performance de deux buts en demi-finale. La capitaine du Canada et de la Victoire a terminé le tournoi avec quatre points en cinq matchs tout en revenant d’une blessure pour guider le Canada vers l’argent et établir un record olympique canadien en disputant son 27e match en carrière aux Jeux.

Daryl Watts (Canada, Sceptres de Toronto)

Watts a été l’un des principaux moteurs offensifs du Canada à ses premiers Jeux olympiques d’hiver, menant l’équipe au chapitre des points avec huit (2B, 6A) en sept matchs. L’attaquante talentueuse est également la meilleure pointeuse des Sceptres cette saison et revient à Toronto prête à mener une course vers les séries éliminatoires.