À quelques heures du début des annonces officielles du Repêchage 2025 de la LPHF, une autre forme d’énergie propre à cette journée remplissait la salle. La Ligue professionnelle de hockey féminin a organisé un événement de mentorat jeunesse en collaboration avec Strong Girls United, réunissant 100 adolescentes de la région d’Ottawa. Pendant deux heures, les participantes ont pu tisser des liens, renforcer leur confiance en elles se laisser inspirer.
Ce n’était pas qu’un simple arrêt promotionnel avant le repêchage, c’était un véritable mouvement. Il visait les jeunes filles de la huitième à la onzième année. L’objectif unique était d’encourager la prochaine génération de filles à s’adonner au hockey et à persévérer dans ce sport.
Avant l’âge de 14 ans, les filles abandonnent le sport à un taux presque deux fois plus élevé que les garçons. L’une des raisons principales? Le manque de modèles visibles et accessibles. C’est pourquoi cette initiative de mentorat a été lancée, grâce au soutien de la LPHF et à l’expertise de SGU. Ces jeunes athlètes ont ainsi pu rencontrer des femmes qui ont déjà parcouru le même chemin qu’elles.
Trois vedettes de la LPHF – Laura Stacey de la Victoire de Montréal, ainsi que Brianne Jenner et Rebecca Leslie de la formation locale, la Charge d’Ottawa – ont joué un rôle central lors de l’événement, interagissant directement avec les filles et partageant leurs expériences personnelles. D’autres joueuses, comme Jamie Lee Rattray, Allie Munroe, Emmy Fecteau et Claire DeGeorge, ont également participé à des ateliers en petits groupes et ont offert de conseils précieux. Pour bon nombre des participantes, entendre ces professionnelles parler ouvertement de leurs défis et de leurs réussites a été l’un des moments les plus marquants de la journée.
Une participante a exprimé son enthousiasme en écoutant des joueuses de la LPHF parler de leur parcours et répondre à ses questions : « Ça m’a donné envie de croire que je pouvais y arriver moi aussi. » Une autre a souligné l’importance des échanges personnalisés : « J’ai adoré parler aux joueuses de la LPHF avant le repêchage et en apprendre plus sur leur carrière et leur réalité. »
Au-delà de l’euphorie entourant les signatures et l’atmosphère prestigieuse du repêchage, l’événement abordait également un aspect crucial pour les jeunes athlètes : la santé mentale. Grâce à des exercices guidés et à un journal de réflexion, les participantes ont pu découvrir des outils leur permettant de favoriser l’autorégulation, la confiance et la résilience.
Le message était clair : les professionnelles ressentent de la pression, du stress, et traversent des périodes difficiles. Elles ont toutefois les outils pour gérer ces émotions et en sortir plus fortes. La pertinence de ces messages se voit dans les commentaires des participantes : « J’ai appris de nouvelles techniques de respiration », « des façons de me calmer dans des situations stressantes », et « que, même les pros, vivent ces moments-là ».
Entre les discussions en petits groupes, les exercices dans le journal personnel et des moments informels, comme une partie de « roche-papier-ciseaux avec Rebecca Leslie », comme l’a raconté une participante, l’ambiance était à la fois dynamique et chaleureuse.
Chaque participante est repartie avec un sac-cadeau rempli de souvenirs, un guide sur la santé mentale et, surtout, une confiance renouvelée en son propre potentiel.
Et si les filles sont sorties de l’événement inspirées, leurs parents l’ont peut-être été encore plus. Parmi les commentaires reçus après l’activité, plusieurs ont qualifié l’expérience de « profondément significative » et de « très puissante… c’était exactement ce dont elle avait besoin ».
Un autre parent a écrit : « Nous sommes extrêmement reconnaissants pour l’événement que vous avez organisé. C’est un souvenir qu’elle chérira longtemps. »
Du côté de la LPHF, la journée a été un immense succès. « Notre événement de mentorat autour du repêchage a permis aux jeunes athlètes de se rapprocher des professionnelles, de leur poser des questions et de se projeter dans le sport qu’elles aiment, a souligné Erin Ostlund, directrice de la responsabilité sociale de la Ligue. Ce ne sont pas que des moments réconfortants; ce sont de véritables catalyseurs. Quand les jeunes femmes perçoivent leur potentiel et se sentent véritablement encouragées, elles persistent dans leurs activités physiques. Elles oseront même viser encore plus haut. »
Et peut-être que le commentaire le plus encourageant est venu de la part des participantes elles-mêmes. Toutes ont indiqué qu’elles aimeraient s’inscrire à un programme de mentorat à plus long terme avec la LPHF. Le jour du Repêchage 2025 marquait seulement le début d’une belle aventure.