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L’ARTISTE SOPHIA YESHI S’ASSOCIE À LA LPHF POUR CÉLÉBRER L’EXCELLENCE NOIRE

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par Ben Osborne

Lorsque la Ligue professionnelle de hockey féminin s’est mise à la recherche d’un nouveau visuel pour sa célébration de l’histoire des Noirs, l’objectif était clair : choisir un·e artiste dont le travail ne se contente pas de représenter la culture noire, mais l’incarne véritablement. Quelqu’un dont l’approche de la narration, de la couleur et de l’identité apporterait une intention forte à un moment destiné à honorer l’histoire, la visibilité et la communauté.

Cette recherche a mené la ligue à Sophia Yeshi, illustratrice et designer basée à Brooklyn, reconnue pour ses créations audacieuses et dynamiques ancrées dans la culture, l’identité et la représentation. Son travail, qui comprend des collaborations avec des organisations communautaires, des marques mondiales et, à sa grande surprise, un nombre impressionnant de ligues et d’équipes sportives professionnelles, s’est immédiatement démarqué.

« Sophia a été choisie intentionnellement pour sa capacité à raconter des histoires, son style visuel et son engagement à créer des œuvres réfléchies et culturellement ancrées, a déclaré Saroya Tinker, gestionnaire de la culture et de l’impact à la LPHF. Son approche est très artistique et évite une esthétique standardisée, ce qui correspondait parfaitement à ce que nous voulions pour notre célébration de l’histoire des Noirs. »

Ce mois-ci, la création de Yeshi, dévoilée sur les plateformes de la LPHF au début janvier, sera mise de l’avant lors des célébrations de l’histoire des Noirs à travers la Ligue, notamment sur un chandail commémoratif qui sera en vente dès le 11 février au ca.shop.thepwhl.com/fr, ainsi que sur le logo principal qui accompagnera les visuels de la Ligue tout au long du mois de février.

Yeshi sera également présente lors du match de célébration de l’histoire des Noirs des Sirens de New York, le 26 février, où l’équipe prévoit organiser des activités autour de la collection.

L’équipe créative interne de la LPHF a été délibérée non seulement dans le choix de Yeshi, mais aussi dans la façon de collaborer avec elle. Plutôt que d’imposer une direction artistique, la Ligue lui a donné toute la latitude nécessaire pour exprimer sa propre vision.

« Cette collaboration reposait sur la confiance et le respect du processus créatif, a expliqué Tinker. Nous voulions donner à Sophia l’espace nécessaire pour diriger le projet selon sa vision, sachant qu’une représentation authentique naît de l’écoute et du partenariat, et non de directives strictes. »

Yeshi n’aurait pas pu être plus reconnaissante de cette liberté créative. « J’étais vraiment enthousiaste à l’idée de travailler avec la LPHF, parce que j’ai eu l’impression que la Ligue me donnait beaucoup d’autonomie dans ce projet », a-t-elle confié récemment lors d’une séance photo à son domicile-atelier, un magnifique appartement lumineux du quartier Bushwick à Brooklyn. « On est venu vers moi, et c’était aussi très agréable de collaborer avec une femme noire qui était une ancienne joueuse de hockey [Tinker]… C’était un projet qui lui tenait vraiment à cœur, et cela signifiait que ce n’était pas simplement une question d’image, mais quelque chose de réellement intentionnel. La Ligue a aussi parlé de l’importance de créer quelque chose que les gens pourraient porter, inspiré de l’art urbain. »

« On voulait apporter un élément cool et amusant, et concevoir quelque chose de vraiment stylé. C’était très important pour moi aussi. Un design peut être rempli de symbolisme, mais si les gens ne veulent pas le porter, il ne servira à rien. C’est vraiment un aspect qui m’a marquée. Je me suis sentie très valorisée dans ce projet. »

Tinker a ajouté : « Dès le départ, il était essentiel que ce projet soit dirigé par une artiste dont le travail et l’expérience vécue correspondaient à l’intention derrière le Mois de l’histoire des Noirs. Le design de Sophia reflète à la fois l’histoire que nous honorons et l’avenir que nous bâtissons. »

Le parcours personnel de Yeshi comprend une enfance à Baltimore, où elle était une « enfant à clé » passionnée d’art, qui a découvert Photoshop à l’âge de 12 ans et n’a pratiquement jamais quitté le chemin qui l’a menée à devenir artiste professionnelle.

Comme l’indique son propre site Web, Yeshi « utilise son art pour mettre en lumière les femmes noires, les femmes racisées et les personnes issues de la communauté LGBTIQIA+, qui sont audacieuses, dynamiques et qui exigent d’être vues. Des personnages joyeux, des couleurs vibrantes et des formes organiques définissent son esthétique. »

Yeshi a collaboré avec des entreprises de premier plan telles qu’Adobe, Netflix, Nike et Spotify. Et bien qu’elle ne se considère pas comme une grande passionnée de sport, elle a travaillé avec des organisations comme les Nets de Brooklyn, les Knicks de New York, les Rangers de New York et la NWSL. « Même la NFL, ajoute-t-elle en riant. C’est drôle parce que j’ai travaillé sur tellement de projets sportifs dans ma carrière, et je n’aurais jamais pensé que ce serait le cas. À chaque fois, je suis surprise, parce que je leur dis : “Je ne regarde pas vraiment le sport.” Mais ils me répondent que ce n’est pas le but. Ce qui compte, c’est que je sois enthousiaste et que j’apporte mon propre point de vue. »

Pour la LPHF, la célébration de l’histoire des Noirs n’est pas qu’un simple moment de marque, mais un véritable engagement.

L’histoire des Noirs au sein de la LPHF va bien au-delà d’une célébration ; il s’agit de reconnaissance, de visibilité et d’un investissement continu dans les voix noires à travers le sport. C’est une occasion de souligner l’impact des communautés noires sur le hockey, tout en créant un espace pour raconter de nouvelles histoires.
Tinker

L’œuvre artistique et le chandail créés cette année grâce au talent remarquable de Sophia Yeshi représentent justement l’une de ces histoires. Et à travers sa voix, la Ligue envoie un message fort au sujet de la diversité de son public, un public qu’elle voit, qu’elle valorise et qu’elle célèbre.