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Le partenariat entre la LPHF et la marque de vêtements Peau De Loup repose sur l’authenticité

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par Ben Osborne

Peau De Loup est une marque canadienne de vêtements appartenant à des personnes queers qui redéfinit la mode inclusive et, de plus en plus, les produits dérivés du sport féminin. La marque a été fondée par Adelle Renaud, qui a passé plusieurs années à travailler dans la production de mode, supervisant d’importants volumes de fabrication qui reflétaient rarement sa propre identité ou son vécu.

Dans une industrie longtemps définie par des catégories binaires – vêtements pour hommes contre vêtements pour femmes, tailles standards contre tailles fortes – Peau De Loup remet en question les conventions depuis plus d’une décennie. Ce qui a commencé comme une réponse au manque de représentation est devenu une marque mondiale ancrée dans l’authenticité, la durabilité et la communauté, le sport féminin s’imposant naturellement comme prolongement de cette mission. La plus récente collection de « PDL », comme l’appellent plusieurs de ses client·es, est la collection Fierté Peau De Loup × LPHF, offerte dans les arénas lors des huit matchs de célébration de la Fierté de la Ligue, puis peu après en ligne sur nos boutiques canadienne et américaine.

« Notre marque a vu le jour en 2012. Un soir, ça m’a frappée. En fait, je regardais Oprah’s Lifeclass, et une phrase revenait constamment : “Tu ne seras jamais vraiment heureuse tant que tu ne seras pas fidèle à toi-même.” », raconte Renaud lors d’une récente entrevue à la boutique PDL dans l’est de Vancouver. « Ça m’a lancé dans un parcours où j’ai essayé d’être aussi authentique que possible. En grandissant comme garçon manqué et membre de la communauté queer, il n’y avait pas de vêtements pour des personnes comme moi. Alors, j’ai décidé de changer ça et de créer cette marque. Et nous voilà aujourd’hui.

« J’ai commencé avec la chemise boutonnée… Puis, nous avons continué à élargir notre gamme de produits, en mettant davantage l’accent sur la morphologie et sur la façon dont les vêtements tombent et se portent, plutôt que sur la façon dont ils sont “censés” être. »

Cette première chemise est devenue la base de l’approche signature de Peau De Loup : concevoir des vêtements selon la silhouette plutôt que selon le genre. Ce changement, subtil, mais important, a trouvé écho auprès d’une communauté longtemps négligée.

Je crée pour moi et pour ma communauté, alors je pense que, naturellement, c’est authentique.
Renaud

Au cœur de Peau De Loup se trouve la coupe. Les vêtements de la marque répondent constamment à un besoin de longue date : offrir l’esthétique structurée du vestiaire masculin traditionnel, tout en s’adaptant aux corps avec courbes. Le résultat : des vêtements qui allient confort, qualité et style, sans compromis.

L’authenticité demeure le fil conducteur de l’évolution de la marque. Des premières expérimentations avec des tissus revalorisés à son émergence comme acteur des produits dérivés sportifs féminins, la durabilité fait partie intégrante de son ADN depuis le début.

« On m’a dit en 2012 qu’on ne pourrait jamais bâtir une entreprise à partir de matériaux revalorisés, et nous voilà en 2026, toujours en train de le faire », souligne Renaud.

Cette même clarté de mission a guidé l’expansion de Peau De Loup dans le sport, où les lacunes en matière de représentation rappellent souvent celles de la mode. Cette transition s’est amorcée grâce à Erin McLeod, cofondatrice de la marque et ancienne gardienne de but de l’équipe nationale canadienne de soccer, qui s’est jointe tôt à Renaud dans l’aventure. McLeod a lancé une idée ambitieuse avant un grand tournoi international : concevoir des complets pour l’équipe nationale féminine canadienne.

Là où d’autres voient des produits dérivés, Renaud voit des liens. « Nous avions la marque depuis quelques années quand Erin m’a demandé, avant la Coupe du monde, s’il serait possible de créer des complets pour l’équipe nationale. J’ai répondu : “Bien sûr, on peut faire ça, on peut tout faire.” »

À l’époque, les équipes nationales féminines portaient souvent des complets masculins mal ajustés, même si elles surpassaient leurs homologues masculins. Ce projet est devenu à la fois une déclaration stylistique et un moment décisif.

« Je pense que c’est ce qui a allumé en moi la flamme du sport féminin, et elle ne s’est jamais éteinte depuis », ajoute Renaud.

Cette passion alimente aujourd’hui la plateforme LeaguewearMC de Peau De Loup, qui place la marque à l’avant-garde des vêtements pour partisan·e·s inclusifs, durables et pensés pour être portés au quotidien. « Je suis détaillante, designer, bâtisseuse de marque, et je veux réunir tout ce que j’aime dans les vêtements de partisan·es. Je veux qu’ils aient du sens, qu’on les porte bien au-delà du jour de match », explique Renaud.

Cette philosophie s’est traduite par des partenariats officiels, menés avec l’appui de la directrice des partenariats de la marque, Ashlie Grilz, avec la WNBA, la Super Ligue du Nord, et maintenant la LPHF.

Selon Saroya Tinker, gestionnaire, Culture et impact de la LPHF : « Pour nous, ce partenariat allait bien au-delà de la création d’une collection. Il s’agissait de collaborer avec une marque qui reflète sincèrement les communautés dont nous faisons partie et que nous voulons soutenir. Peau De Loup a bâti son travail autour de l’authenticité, de l’inclusion et d’un design réfléchi, ce qui correspond parfaitement à notre approche des initiatives Fierté à la LPHF. C’était un choix naturel. »

Pour Renaud, ce partenariat avec la LPHF tombe sous le sens. « J’adore ce que fait la LPHF; j’adore ce qu’elle représente. Dès que j’ai mis les pieds dans un aréna, j’ai vu qu’elle incarne l’unité. Elle est authentique dans sa façon de s’adresser à ses partisan·es. »

Cette affinité se reflète aussi dans le public. Alors que la LPHF continue de bâtir l’une des communautés de partisan·es les plus engagées du sport professionnel, Peau De Loup y retrouve une communauté qui ressemble à la sienne.

« Je pense que PDL et la LPHF partagent profondément les mêmes valeurs d’authenticité et d’inclusion. Leur communauté de partisan·es et notre clientèle sont très alignées. Entrer dans un match, c’est parfois comme entrer dans une boutique PDL, et j’adore ça. »

La plus récente collection LPHF de la marque reflète cet esprit commun. Conçue dans une esthétique streetwear, elle marie des éléments de la culture et de l’histoire du hockey à des thèmes plus larges d’unité, réunissant toutes les équipes sous une identité cohérente.

« Je voulais vraiment que le hockey, sa culture et son histoire soient au premier plan dans cette collection, puis réfléchir à la façon de les intégrer au thème global, qui était l’unité – rassembler toutes les équipes dans une seule collection unifiée. »

L’un des choix de design les plus réfléchis concerne l’utilisation de l’arc-en-ciel, symbole chargé d’une signification personnelle pour Renaud et d’un poids culturel important au sein de la communauté queer.

« C’était une occasion. Je n’utilise pas l’arc-en-ciel à la légère, et vous verrez que je l’ai utilisé abondamment dans cette collection – beaucoup de réflexion s’y rattache. Je pense que, pendant plusieurs années, surtout pour ma génération, on a vu l’arc-en-ciel être un peu récupéré. C’est la première fois que je me suis dit : “On peut se réapproprier l’arc-en-ciel.” »

À bien des égards, la collection Fierté Peau De Loup × LPHF boucle la boucle du parcours de Renaud : d’une fondatrice à la recherche de vêtements reflétant sa propre identité, à une créatrice qui conçoit aujourd’hui des vêtements pour une ligue sportive qui fait la même chose à grande échelle. Et dans des arénas remplis de partisan·es qui comprennent déjà le pouvoir de la représentation, le message est limpide : l’authenticité n’est pas une tendance, c’est une pratique.