« L’équipe de 2006 était un groupe spécial. C’était l’une des équipes les plus constantes dont j’ai fait partie, toujours performante à un très haut niveau, se souvient Hefford. Il y a maintenant tellement de membres de cette équipe qui sont toujours impliquées dans le hockey, et particulièrement dans la LPHF. Cela en dit long sur la passion du groupe. C’est incroyable de voir autant d’anciennes coéquipières continuer d’avoir un impact sur le sport dans des rôles de leadership, d’entraînement et dans les médias. »
Kellar, qui en était à ses troisièmes Jeux olympiques en 2006, a apporté expérience et polyvalence à la formation canadienne. Déjà médaillée d’or en 2002, elle était reconnue pour sa constance et sa capacité d’adaptation, capable de contribuer offensivement tout en demeurant fiable défensivement. Aujourd’hui membre de l’équipe de diffusion de la LPHF, elle contribue à rapprocher les générations en expliquant le hockey professionnel moderne à travers le prisme de son vécu, une carrière qui a finalement compté quatre participations olympiques et trois médailles d’or.
Comme ses coéquipières, Kellar garde d’excellents souvenirs de 2006 et se rappelle avec humour la passion de l’équipe pour Tim Hortons : « Il y avait un groupe d’entre nous qui se rendait à la salle d’entraînement chaque jour pour prendre un café. On avait surnommé l’endroit le “Kumbaya café”, on avait besoin de notre café canadien avant d’aller sur la glace! »
« Cette équipe était très soudée, a-t-elle ajouté. Les liens qu’on crée durent toute une vie. Tant de femmes de cette équipe sont maintenant dans la LPHF. Quand je les vois, je les considère toujours d’abord comme mes coéquipières, peu importe les rôles que nous occupons aujourd’hui. »
Kingsbury a remporté la première de ses deux médailles d’or consécutives à Turin, récoltant trois passes et contribuant partout sur la glace, à l’image de la profondeur de l’équipe canadienne. Sa vision du jeu s’est parfaitement transposée hors glace, où elle est devenue une entraîneuse et directrice générale accomplie. Elle est aujourd’hui DG de l’équipe nationale féminine du Canada tout en occupant le même poste chez les Sceptres de Toronto dans la LPHF. Ces fonctions la placent au cœur de la construction d’équipes au plus haut niveau du sport. Et à bien des égards, le carburant de son succès remonte à 2006.
« Mon souvenir préféré des Jeux de 2006 est probablement la cérémonie d’ouverture, a raconté Kingsbury. Avoir la chance d’entrer dans le stade vêtue de rouge et blanc pour représenter mon pays est un moment que je n’oublierai jamais. Ces Jeux et ceux de 2010 ont vraiment solidifié ma passion pour le hockey… Je me suis d’abord tournée vers l’entraînement, car c’était la voie la plus courante pour rester impliquée. Devenir DG n’était même pas dans mes plans jusqu’à ce que Hockey Canada m’offre un poste. Je suis très reconnaissante pour les liens et relations bâtis durant ma carrière avec l’équipe nationale; cela a façonné toute ma vie. »
Labonté a été un véritable pilier devant le filet d’une équipe canadienne intraitable, disputant trois matchs clés, dont le blanchissage en demi-finale contre la Finlande et la victoire pour l’or face à la Suède. Remplaçante lors de l’or de 2002, puis championne en 2010 et 2014, elle totalise quatre médailles d’or olympiques. Ayant pris sa retraite du jeu, elle demeure profondément impliquée comme consultante en développement des joueuses pour les Goldeneyes de Vancouver.
« On parle rarement des quatre années intenses qui précèdent les Jeux, et surtout des huit ou neuf mois d’entraînement extrême, a-t-elle confié. Je me souviens des hauts et des bas, des défis et des victoires. Quand on est au cœur de l’action comme athlète, on oublie parfois le processus et les leçons qu’on apprend, non seulement comme joueuses, mais comme personnes. Nous avions un groupe formidable avec de grandes leaders, et nous avons eu beaucoup de plaisir ensemble. Garder tout cela en tête m’aide énormément aujourd’hui dans mon rôle de mentor auprès des joueuses. »
MacLeod, alors âgée de seulement 23 ans, a apporté énergie et sang-froid à la brigade défensive canadienne, récoltant deux buts et deux passes en cinq matchs. Aujourd’hui entraîneuse-chef de la Charge d’Ottawa, elle transpose les leçons de son expérience olympique derrière le banc de la LPHF. Elle est également entraîneuse-chef de l’équipe nationale de la Tchéquie, poste qu’elle occupera aux Jeux de Milano Cortina.