Sauter au contenu

LE HOCKEY HAUTE TENSION PROPULSE OTTAWA VERS L’AVANT

Partager :
Portée par l’énergie des partisan·es de la capitale, PWHL Ottawa a offert un hockey électrisant dès sa saison inaugurale. Aujourd’hui, cette même énergie anime l’équipe sous une nouvelle identité : la Charge d’Ottawa.

À Ottawa, montrer la voie est une seconde nature. Dès son tout premier match, PWHL Ottawa en a fait la démonstration en établissant une nouvelle marque mondiale d’assistance pour le hockey professionnel féminin. En cette soirée de janvier, 8 318 partisan·es s’étaient rassemblé·es à la Place TD, au parc Lansdowne, pour assister à ce moment historique. L’énergie qui se dégageait des gradins a gagné la glace, poussant les joueuses à se surpasser. « Je ne pense pas avoir déjà eu des frissons comme ça de toute ma vie, se souvient la capitaine Brianne Jenner, triple médaillée olympique, dont deux fois d’or. Patiner sur cette glace pour la première fois et ressentir toute l’énergie de la foule… C’est un moment que je n’oublierai jamais. »

Les joueuses ont répondu à cet enthousiasme avec un hockey tout aussi électrisant, attirant un public qui allait permettre à Ottawa de terminer la saison inaugurale au premier rang de la LPHF pour l’assistance. En mars, 13 736 personnes se sont déplacées à Détroit pour assister au match opposant Ottawa à Boston, présenté sur terrain neutre. Un nouveau sommet d’assistance venait ainsi d’être atteint pour le hockey professionnel féminin aux États-Unis. Partout où elle passe, l’équipe donne le ton et inspire ses partisan·es et sa ville à viser toujours plus haut. Une ambition qui fait écho à la devise d’Ottawa : « Advance – Ottawa – En Avant ».

Aujourd’hui, cette volonté d’avancer se traduit par une nouvelle identité qui accompagnera l’équipe à chaque présence sur la glace, à chaque montée vers le filet. Voici la Charge d’Ottawa.

Le nom a été dévoilé en direct à l’émission Breakfast Television par Jayna Hefford, vice-présidente principale des opérations hockey de la LPHF et membre du Temple de la renommée du hockey. Ce qu’elle avait observé au cours de la première saison de l’équipe l’avait convaincue que ce nom lui convenait parfaitement. « C’était un nouveau marché, raconte-t-elle, tant pour la LPHF que pour le sport professionnel féminin. Nous ne savions vraiment pas à quoi nous attendre ».

L’énergie qui a marqué cette première saison s’est manifestée de plusieurs façons, contribuant à façonner la nouvelle identité de l’équipe. « Ottawa occupe une place de premier plan en tant que capitale du pays, souligne Amy Scheer, vice-présidente principale des opérations commerciales de la LPHF. Ses partisan·es ont aussi montré la voie en permettant à l’équipe de terminer au premier rang pour l’assistance. » Ottawa a également été la première équipe à instaurer une célébration d’après-match baptisée le Coup de tonnerre (Thunder Clap). Réunies en cercle au centre de la glace, les joueuses lèvent les bras pour applaudir leurs partisan·es à l’unisson. « Elles ont été les premières à introduire ce genre de rituel dans l’aréna, ajoute Scheer. C’est une autre façon dont Ottawa a montré la voie. »

Après une saison inaugurale disputée sans nom d’équipe officiel, la Ligue souhaitait doter Ottawa d’une identité distinctive, facile à reconnaître, porteuse de fierté et conçue pour durer. Mais surtout, le nom devait refléter la ville et ses racines. « Notre objectif était avant tout de saisir l’énergie et l’authenticité d’Ottawa, explique Kanan Bhatt-Shah, vice-présidente de la marque et du marketing de la LPHF, qui a supervisé le processus de création des noms. C’est une ville qui incarne le progrès et la puissance à sa façon. »

Afin que chaque équipe puisse amorcer sa deuxième saison avec une identité bien à elle, la LPHF a fait appel à Flower Shop, une agence de création de New York, pour participer à l’élaboration des noms et des identités visuelles. Ensemble, elles ont mené à bien en moins d’un an un projet qui nécessite habituellement près de deux ans dans le milieu du sport. « Nous avions une échéance à respecter, explique Alastair Merry, cofondateur et directeur de la création de Flower Shop. Mais nous avons pris le temps et le soin nécessaires pour faire les choses comme il faut. »

Avant de passer à la création, il fallait d’abord bien comprendre l’équipe et son environnement. Les recherches et les observations recueillies pendant la saison inaugurale ont servi de point de départ à toute la démarche. L’intensité des joueuses sur la glace, l’énergie de la foule, les entrevues et l’analyse des noms d’équipes sportives d’Ottawa et d’ailleurs ont permis de mieux cerner ce qui distinguait cette formation tournée vers l’avenir.

Une fois plusieurs noms prometteurs retenus, chacun a fait l’objet d’une vérification rigoureuse en matière de propriété intellectuelle. Toute proposition présentant un risque de conflit avec une marque de commerce a été écartée. Au terme de ce processus, un nom s’est rapidement imposé, au grand bonheur de l’équipe de création : la Charge était née.

Pour Merry, l’idée remontait à son tout premier match à la Place TD. « On sentait les partisan·es pousser l’équipe vers l’avant, et les joueuses transmettre cette même énergie à la foule. C’était comme un courant continu qui circulait dans l’aréna. C’est cette impression qui nous revenait sans cesse. La Charge : tout était là. »

 Le nom a également séduit la direction de la Ligue par ses nombreuses significations. « Il peut évoquer le fait de mener la charge, d’être rempli d’énergie ou encore bien d’autres choses, explique Scheer. Mais au fond, je crois qu’il représente surtout l’énergie d’Ottawa. »

Restait à réunir toutes ces idées dans une seule identité visuelle. Un défi de taille, puisque le logo devait pouvoir être utilisé sur une multitude de supports : enseignes, tableaux indicateurs, écrans et animations, sans oublier les articles de la boutique officielle, notamment les t-shirts, les casquettes et les chandails.

Après près d’une centaine de propositions, l’équipe créative de Flower Shop a donné naissance au logo de la Charge. Au centre de l’emblème se trouve un « O » stylisé qui évoque une sphère en mouvement perpétuel. Des courants électriques semblent en émaner de toutes parts, symbolisant à la fois les joueuses et leurs partisan·es. Des pointes rappelant des étincelles prolongent la forme et accentuent son impression de vitesse. Son inclinaison souligne le mouvement vers l’avant, tandis qu’une découpe à facettes laisse apparaître un « C » à l’intérieur du « O ». Les deux initiales de la Charge d’Ottawa se retrouvent ainsi réunies dans un seul emblème.

L’identité visuelle s’articule autour d’un rouge vif, symbole d’intensité et de passion. Cette couleur dominante est accompagnée de trois nuances de gris, du charbon foncé à l’acier plus clair, ainsi que d’un blanc arctique et d’une touche de jaune éclatant. Le nom de l’équipe et les autres éléments typographiques utilisent la police Proxima Nova, dont les lignes modernes et épurées, ainsi que les caractères italiques inclinés, évoquent le mouvement.

Une identité à l’image d’une équipe qui regarde résolument vers l’avant. Après être demeurée dans la course aux séries éliminatoires jusqu’au dernier match de sa saison inaugurale, Ottawa espère maintenant poursuivre sur sa lancée. « C’était une équipe robuste et talentueuse qui offrait du hockey captivant, souligne Hefford. Quand on ajoute à cela le lien avec les partisan·es et l’ambiance dans l’aréna, on obtient une expérience véritablement électrisante. »

Cette énergie partagée entre les joueuses et la foule a immédiatement convaincu le directeur général Mike Hirshfeld que le nom « Charge » était tout indiqué. « J’adore ce nom parce qu’il représente à la fois l’énergie de nos partisan·es et celle que ressentent nos joueuses. La passion de notre public les a poussées à donner le meilleur d’elles-mêmes. »

Erin Thompson, directrice des opérations commerciales de l’équipe, partage cet enthousiasme. « Le nom Charge d’Ottawa définit parfaitement notre équipe. Il décrit mieux que tout l’électricité qui s’empare de l’aréna lorsque nos partisan·es arrivent : les chants, les encouragements, l’énergie et la joie pure qui font vibrer la Place TD pendant nos matchs. » Le nom ouvre également la porte à de nouveaux chants, slogans et messages dans les gradins. Et nul doute que les partisan·es d’Ottawa sauront se l’approprier. Après tout, ce n’est pas un hasard si Ottawa, le plus petit marché de la LPHF, a terminé sa saison inaugurale au premier rang de la Ligue pour l’assistance. C’est aussi dans cette ville qu’a été disputé, en 1880, le premier match de hockey féminin organisé dont on conserve une trace. Depuis toujours, Ottawa montre la voie.

Aujourd’hui, portée par l’énergie de la Charge, la capitale poursuit sur sa lancée, toujours plus loin, toujours de l’avant.